Alain GIRAUD Psychanalyste Avignon
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    • Fiche de lecture, Psychologie pathologique théorie et clinique J.BERGERET, 11ème Édition les Etats-limites et leurs aménagements ( p198 - p214 )
    • "Les etats limites", petite bibliotheque de psychanalyse, A. Green edition puf,2014
    • "Les etats limites/ Quelles limites ? " 1999, Catherine Chabert, Petite bibliothèque de psychanalyse, Puf
    • "Génèse et situation des états limites" 1999, André Green, Petite bibliothèque de psychanalyse,Puf
    • "L’enfant dans l'adulte",Citations de Sandor Ferenczi- Bbp 1982
    • "La prédisposition à la névrose obsessionnelle",Sigmund Freud 1929, Revue Française de Psychanalyse
    • "Au-delà du principe de plaisir" - Sigmund FREUD 1920 - PBP
    • " L'enfant dans l'adulte" Sandor Ferenczi, Edt PBP.
    • "Présentation abrégé de la psychanalyse", Ferenczi,la technique analytique, 1933
    • "Construction dans l’analyse" S. Freud 1937
    • "Le transfert delirant, l'objet et la reconstruction " R.Roussillon
    • "Le contre transfert est-il un cadre ? " 2002-2015, Caroline Thompson, Petite bibliothèque de psychanalyse, Puf
    • "Le contre-transfert " Harold SEARLES 1979, Edt Folio.
    • "Journal d'un amour perdu" Eric Emanuel SCHMITT. Edition Albin Michel
    • "Quand les parents se séparent" Françoise DOLTO. Édition du seuil. 1988
    • "Totem et tabou", Sigmund Freud, edition point 2010
    • "Le moi et le ça" Sigmund Freud Petite bibliothèque 1981 2010
    • "Inhibition Symptômes et Angoisse" Sigmund Freud Petite bibliothèque, 2014
    • "L'oedipe originaire", Claude Le Guen 2000, Edition Puf
    • "Narcissisme de vie narcissisme de mort" chapitre 6 "La mère morte", André Green 1980, Edition de minuit
    • "Narcissisme de vie narcissisme de mort" chapitre 5 "Le genre neutre", André Green 1973, Edition de minuit
    • "Narcissisme de vie narcissisme de mort" chapitre 4 "Le narcissisme moral",André Green 1969, Edition de minuit
    • "Narcissisme de vie narcissisme de mort" chapitre 3 "L'angoisse et le narcissisme", André Green 1979, Edition de minuit
    • "Narcissisme de vie narcissisme de mort" chapitre 2 "Narcissisme primaire structure ou état", André Green 1966-1967, Edition de minuit
    • "Narcissisme de vie narcissisme de mort" chapitre 1 "Un, Autre, Neutre: Valeurs narcissiques du même", André Green 1976, Edition de minuit
    • "" Agressivité, culpabilité et réparation " Donald W. Winnicott, Edt PBP 1994.
    • "Pour introduire le narcissisme ", Sigmund Freud 1914, Petite bibliothèque Payot.
    • "Deuil et melancolie", Sigmund Freud 1917, PBP Edt. 2001.
    • "L’amour, la culpabilite et le besoin de reparation ", Mélanie Klein, Edt PBP.
    • "La haine, le desir de possession et l’agressivite" – Joan RIVIERE 1968, Edition PBP 2001.
    • "L’organisation du comportement d’attachement et ses développements ultérieurs"(chapitre 17) - John Bowlby « Attachement et perte » - éditions puf 5ème edition 2002- 1er edt.1978.
    • "Les schèmes d’attachement et les conditions y concourant (chapitre 16)" - John Bowlby « Attachement et perte », éditions puf 5ème edition 2002- 1er edt.1978.
    • "Focaliser sur une figure(chapitre 15)"- John Bowlby « Attachement et perte » - éditions puf 5ème edition 2002- 1er edt. 1978
    • "Le comportement d’attachement: Une approche par systèmes de régulation (chapitre 13)" - John Bowlby « Attachement et perte » - éditions puf 5ème edition 2002- 1er edt.1978.
    • "Nature et fonction du comportement d’attachement (chapitre 12)" - John Bowlby « Attachement et perte », éditions puf 5ème edition 2002,1er edt.1978.
    • "Le lien d'attachement a sa mere : Le comportement d'attachement" (chapitre 11)- John Bowlby « Attachement et perte » - éditions puf 5ème edition 2002,1er edt.1978.
    • "L'amour du narcissisme" Lou Andréas-Salomé 1931-1933 5èmetexte: "Ce qui découle du fait que ce n’est pas la femme qui a tué le père", Editions Gallimard.
    • "L'amour du narcissisme" Lou Andréas-Salomé 1931-1933 4ème texte: "Le narcissisme comme double direction", Editions Gallimard
    • "L'amour du narcissisme" Lou Andréas-Salomé 1931-1933 3ème texte: "Anal et sexuel", Editions Gallimard.
    • "L'amour du narcissisme" Lou Andréas-Salomé 1931-1933 2ème texte: "Du type féminin", Editions Gallimard.
    • "L'amour du narcissisme" Lou Andréas-Salomé 1931-1933 1ertexte: "D'un premier culte", Editions Gallimard.
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Comment accepter de faire le deuil ?

Faire son deuil après la perte d'un proche, une séparation ou une rupture peut être particulièrement difficile. Même lorsque nous savons que la relation est terminée ou que la personne ne reviendra pas, une partie de nous peut continuer à attendre, à espérer ou à souffrir.

Comment accepter de faire le deuil ? Combien de temps faut-il pour aller mieux ? Pourquoi certaines pertes sont-elles si difficiles à accepter ? Et pourquoi certaines séparations continuent-elles à nous faire souffrir longtemps après ?

Il n'existe pas une seule manière de vivre un deuil. Chacun réagit à une perte en fonction de son histoire, de la relation qui a été vécue et de ce que cette personne ou cette relation représentait pour lui.

Faire son deuil ne signifie donc pas simplement oublier quelqu'un. Il s'agit progressivement de pouvoir vivre avec son absence, sans que cette absence occupe toute la place dans notre vie.

Pourquoi est-il si difficile de faire son deuil ?

Lorsqu'une personne disparaît, ou lorsqu'une relation se termine, ce n'est pas seulement une présence extérieure qui disparaît. Nous perdons aussi une partie de notre quotidien, des habitudes, des projets, des souvenirs et parfois une certaine image de nous-même.

C'est pourquoi une perte peut provoquer une souffrance importante. Nous pouvons ressentir de la tristesse, de la colère, de l'incompréhension, de la culpabilité ou encore un profond sentiment de vide.

Certaines personnes disent :

« Je sais que c'est terminé, mais je n'arrive pas à l'accepter. »

« Je voudrais tourner la page, mais je n'y arrive pas. »

« Je pense encore à cette personne tous les jours. »

« J'ai l'impression qu'une partie de moi est partie avec elle. »

Comment faire son deuil après un décès ?

Après le décès d'un proche, il peut être difficile de réaliser immédiatement ce qui s'est passé. La réalité de la disparition peut parfois sembler irréelle.

Il arrive que nous continuions pendant quelque temps à penser à la personne comme si elle était encore là : nous imaginons lui parler, nous attendons un appel, nous avons envie de lui raconter quelque chose ou nous pensons spontanément à ce qu'elle aurait fait dans une situation donnée.

Ces réactions peuvent faire partie du travail psychique du deuil. La disparition réelle doit progressivement trouver une place dans notre vie intérieure.

Le deuil n'est donc pas seulement le fait de savoir qu'une personne est morte. Il faut aussi pouvoir intégrer peu à peu cette absence dans notre quotidien et dans notre manière de penser l'avenir.

Comment faire le deuil d'une séparation ou d'une rupture ?

Le deuil ne concerne pas uniquement la mort d'un proche. Une séparation amoureuse, une rupture, un divorce, une amitié qui se termine ou encore la perte d'une relation importante peuvent également provoquer une véritable souffrance.

Dans ces situations, la personne est parfois encore vivante, mais elle n'est plus présente dans notre vie de la même manière. Cette absence peut être particulièrement difficile à accepter.

Nous pouvons alors rester attachés à ce qui a été vécu, aux souvenirs ou à l'espoir que la relation puisse recommencer.

Faire le deuil d'une relation ne signifie pas nier ce que nous avons ressenti. Cela signifie pouvoir reconnaître que la relation a changé ou qu'elle est terminée, et progressivement retrouver une possibilité de vivre sans attendre son retour.

Le deuil n'est pas seulement une question de temps

On entend parfois qu'il faut simplement « laisser le temps faire son travail ». Le temps est évidemment important, mais il ne suffit pas toujours à faire disparaître la souffrance.

Certaines personnes continuent à souffrir longtemps après une perte parce que ce qui a été perdu avait une importance particulière dans leur vie.

Une personne pouvait représenter un soutien, une sécurité, une reconnaissance, une place dans la famille ou encore une manière de se sentir aimé.

Lorsque cette relation disparaît, c'est parfois tout un équilibre personnel qui est bouleversé.

C'est pourquoi deux personnes confrontées à une perte comparable peuvent vivre leur deuil de manière très différente.

Pourquoi une perte peut-elle réveiller des souffrances anciennes ?

Une perte actuelle peut parfois réveiller des émotions ou des fragilités qui existaient déjà, parfois depuis longtemps.

Une séparation peut par exemple faire ressentir une peur très forte d'être abandonné. Le décès d'une personne peut réveiller d'autres souvenirs de perte. Une rupture peut également donner le sentiment de ne plus avoir de valeur ou de ne plus savoir qui l'on est.

Cela ne signifie pas que toutes les difficultés du deuil viennent nécessairement de l'enfance. Mais une perte importante peut faire résonner des expériences anciennes et donner à la souffrance actuelle une intensité inattendue.

C'est parfois ce qui explique cette impression : « Je sais que cette séparation est difficile, mais je ne comprends pas pourquoi je souffre autant. »

Le deuil et les premières séparations

Au cours de notre vie, nous sommes confrontés à de nombreuses séparations. Certaines sont ordinaires et peuvent être vécues sans grande difficulté. D'autres laissent une trace plus importante.

Les premières expériences de séparation participent à la manière dont nous apprenons progressivement à supporter l'absence et à retrouver notre équilibre lorsque quelqu'un n'est plus là.

Plus tard, une nouvelle perte peut parfois réactiver cette difficulté à supporter l'absence.

Comprendre ce qui se passe peut alors permettre de ne pas réduire la souffrance à un simple manque de volonté. Il ne s'agit pas de se dire « il faut passer à autre chose », mais de comprendre pourquoi cette perte prend une telle place.

Quand nous n'arrivons pas à nous détacher

Après une perte, il peut être difficile de se détacher des souvenirs. Nous pouvons regarder des photographies, relire des messages, retourner dans certains lieux ou penser sans cesse à ce que nous aurions pu faire autrement.

La culpabilité est également fréquente : « J'aurais dû lui dire... », « Si j'avais fait autrement... », « Pourquoi n'ai-je pas compris plus tôt ? »

Ces pensées peuvent donner l'impression que nous pouvons encore modifier quelque chose qui appartient pourtant au passé.

Parfois, rester très attaché à ce qui a été perdu permet aussi, inconsciemment, de maintenir un lien avec la personne ou avec la relation. Renoncer à cette attente peut alors être vécu comme une nouvelle perte.

Pourquoi certaines pertes restent-elles aussi présentes ?

Une perte peut rester très présente lorsque la relation occupait une place essentielle dans notre vie.

Nous pouvons alors avoir du mal à imaginer l'avenir sans cette personne. Les projets qui avaient été construits à deux doivent être repensés. Le quotidien change. Certaines habitudes disparaissent.

Dans une rupture, par exemple, ce n'est pas seulement la relation amoureuse qui est perdue. C'est parfois aussi une vie imaginée, des projets, une identité de couple et une certaine représentation de l'avenir.

C'est pourquoi faire le deuil peut demander du temps et parfois un véritable travail psychique.

Les différentes étapes du deuil

On parle souvent de différentes étapes du deuil : le déni, la colère, la tristesse et finalement l'acceptation.

Ces étapes peuvent aider à comprendre certaines réactions face à une perte, mais elles ne constituent pas un parcours obligatoire. Tout le monde ne les traverse pas dans le même ordre et certaines personnes peuvent ressentir plusieurs émotions en même temps.

Le deuil peut être fait de moments de tristesse, de colère, de soulagement, de culpabilité ou même de moments où l'on se sent à nouveau bien avant que la douleur ne revienne.

Il n'existe donc pas de calendrier précis pour faire son deuil.

Quand la douleur du deuil devient-elle trop importante ?

La souffrance liée à une perte est normale. Mais il peut arriver qu'elle devienne tellement importante qu'elle empêche progressivement de vivre.

Certaines personnes n'arrivent plus à travailler, à dormir, à rencontrer leurs proches ou à se projeter dans l'avenir. D'autres ressentent une tristesse permanente, une grande anxiété ou un sentiment de vide qui ne diminue pas.

Dans ces situations, parler avec un psychologue ou un psychothérapeute peut permettre de ne pas rester seul face à cette souffrance.

Consulter ne signifie pas que l'on est incapable de faire son deuil. Cela peut simplement vouloir dire que l'on a besoin d'un espace pour comprendre ce qui se passe et trouver progressivement une manière différente de vivre avec cette perte.

Une psychothérapie analytique analytique analytique analytique peut-elle aider à faire son deuil ?

Une psychothérapie analytique analytique analytique analytique peut offrir un espace dans lequel la personne peut parler librement de ce qu'elle ressent, de la personne perdue, de la relation qui s'est terminée et de tout ce qui reste difficile à comprendre.

Dans une approche analytique, il ne s'agit pas seulement de chercher à supprimer la tristesse ou de donner des conseils pour « tourner la page ».

Il s'agit aussi d'essayer de comprendre ce que cette perte représente pour la personne et pourquoi elle provoque une souffrance particulière.

Les paroles, les souvenirs, les émotions et parfois certaines associations inattendues peuvent permettre de découvrir progressivement ce qui se joue derrière la douleur actuelle.

Accepter ne signifie pas oublier

Faire son deuil ne signifie pas oublier la personne que l'on a aimée, effacer les souvenirs ou considérer que la perte n'a plus d'importance.

Accepter une perte peut plutôt signifier pouvoir reconnaître que quelque chose a changé et que l'on doit désormais vivre avec cette absence.

Les souvenirs peuvent rester présents sans empêcher de vivre. La personne perdue peut continuer à avoir une place dans notre histoire sans occuper toute notre vie actuelle.

De la même manière, faire le deuil d'une relation ne signifie pas nier ce qui a été vécu. Il est possible de reconnaître l'importance d'une histoire tout en avançant vers autre chose.

Et si accepter le deuil était aussi accepter le manque ?

Toute perte laisse une forme de manque. Nous aimerions parfois que ce manque disparaisse complètement, mais il peut aussi devenir une partie de notre histoire.

Ce qui compte alors n'est peut-être pas de faire disparaître toute douleur, mais de retrouver progressivement la possibilité de vivre, de désirer, de rencontrer d'autres personnes et de construire de nouveaux projets.

Le travail du deuil peut ainsi permettre de transformer peu à peu la relation que nous entretenons avec ce qui a été perdu.

Pour ne pas rester seul avec son deuil

Si vous avez vécu un décès, une séparation ou une rupture et que vous avez le sentiment de ne pas parvenir à faire votre deuil, il n'est pas nécessaire d'attendre que la souffrance devienne insupportable pour consulter.

Vous pouvez venir parler de ce que vous vivez, même si vous ne savez pas exactement pourquoi vous souffrez autant ou ce que vous attendez d'une psychothérapie analytique

Un travail thérapeutique peut permettre de mettre des mots sur la perte, de comprendre ce qu'elle réveille en vous et de retrouver progressivement une plus grande liberté dans votre vie.

Faire son deuil, ce n'est pas oublier. C'est pouvoir reconnaître ce qui a été perdu, accepter progressivement son absence et retrouver la possibilité de vivre sans renoncer à ce que cette personne ou cette relation a représenté pour vous.

Parfois, accepter le deuil commence simplement par accepter de parler de ce qui fait encore mal.

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